La notion de « champ » comme type d’espace ou d’énergie, produit par les relations et les interactions au sein d’un système, est un concept important de la troisième génération de PNL.

En physique, un champ est défini comme « une région de l’espace caractérisée par une propriété physique, comme la force de gravitation, la force électromagnétique, ou la pression des fluides, ayant une valeur déterminable en chacun de ses points. » Un champ, en physique, est lié au mouvement de l’énergie à travers une zone de distribution de l’espace très large. Un champ électromagnétique, par exemple, est traditionnellement représenté sous forme de « lignes de force » qui s’étendent à l’infini dans chaque direction, produisant une influence sur les objets dans le « champ » créé par ces lignes de force. C’est l’accumulation de ces lignes de force qui détermine la densité et l’intensité, et donc l’influence du champ.

En physique, un champ est représenté comme « des lignes de force » s’étendant dans l’espace.

Cette notion contraste avec celle de « particule », qui est un objet qui existe uniquement dans un point très spécifique de l’espace. Un champ est moins tangible qu’une particule, et se rapporte plus au mouvement et aux relations que les « choses » elles-mêmes.

Le concept d’un champ physique a d’importantes implications (directes et métaphoriques) pour la psychologie et la PNL. Stephen Gilligan (1997), hypnothérapeute et PNListe de la première heure, parle d’un « champ relationnel » tangible existant entre les êtres humains qu’il considère comme un aspect fondamental et nécessaire de changement et de guérison. Le thérapeute familial allemand Bert Hellinger (1996) base son travail sur la notion de « champ familial » qui s’étend dans l’histoire globale  du système familial, et comprend l’influence des membres qui ne sont plus en vie. L’objectif général de la plupart des distinctions du Nouveau Code PNL est de changer le centre d’attention de la PNL des éléments spécifiques dans une interaction à un « champ » relationnel plus large d’interaction entre ces éléments.

En PNL systémique, la notion de « champ » est caractérisée par « la quatrième position perceptuelle », ou position « Nous ». La première, la deuxième et la troisième position (soi, autre et observateur) se rapportant aux éléments spécifiques dans un système d’interaction humaine, qui définit « l »espace » de l’interaction. Le « champ » relationnel est créé par les schémas de relation et d’interaction qui apparaissent dans cet espace. Ce « champ » est souvent déterminé et reflété dans la « psychogéographie » entre les individus en interaction. La transition de l’intérêt de la PNL de « l’élément » au « champ » est un développement naturel, celle-ci mettant l’accent plutôt sur la forme que sur le contenu. La notion de « champ » est reprise dans ce texte de Gregory Bateson:

L’esprit de l’individu est immanent mais pas uniquement dans le corps. Il est immanent dans les chemins et les messages à l’extérieur du corps; et il existe un esprit plus large dont celui de l’individu est uniquement un sous-système. Cet esprit plus large est comparable à Dieu et est peut-être ce que les gens appellent « Dieu », mais il est encore immanent dans le système social et l’écologie planétaire interconnectés.