La psychothérapie est la méthode qui consiste à aider les personnes à retrouver et garder leur santé mentale. Selon la définition du dictionnaire Merriam-Webster, la psychothérapie implique « le traitement d’un trouble mental ou émotionnel ou de maladies psychosomatiques ». De nombreuses techniques psychothérapeutiques tentent de guérir les conséquences d’un trauma mental et émotionnel du passé. Des problèmes psychologiques tels que les phobies, le syndrome de stress post-traumatique, les compulsions, l’anxiété anticipative, et le manque d’estime de soi peuvent tous être traités avec succès par la psychothérapie. (Les techniques psychothérapeutiques traditionnelles, cependant, sont moins efficaces avec des troubles mentaux graves comme la psychose ou la schizophrénie).

La plupart des thérapies procèdent à un diagnostic sur la nature et les causes d’un trouble mental ou émotionnel, et applique ensuite les méthodes thérapeutiques appropriées pour aider les gens à trouver une manière plus équilibrée de vivre et d’appréhender leur problèmes. Les séances de psychothérapie se déroulent traditionnellement à deux, thérapeute et patient, mais un certain nombre de méthodes impliquent également un travail avec un groupe plus large, deux personnes (époux ou un parent avec un enfant), des familles, des petits groupes, cela peut aller jusqu’à 12 personnes ou plus faisant partie d’une institution.

Une large variété de méthodes et d’approches thérapeutiques se sont développées au cours du siècle dernier, basées sur différents modèles et hypothèses psychologiques :

La Thérapie comportementale (basée sur le travail de John Watson, Ivan Pavlov et B.F. Skinner) est basée sur l’hypothèse que tout trouble comportemental ou émotionnel est conditionné par des réponses ou des habitudes qui peuvent être modifiées par les mêmes principes d’apprentissage qui gouvernent tout comportement. Pour les comportementalistes ou behavioristes, le principe de base est que tout apprentissage se forme par une triade de conditionnement stimulus-réponse-renforcement ; l’individu perçoit un certain stimulus dans l’environnement auquel il répond avec un certain comportement, lequel est renforcé soit positivement soit négativement, en fonction des conditions environnementales.

De ce point de vue, la thérapie consiste à créer des expériences d’apprentissage ou de conditionnement progressif. Des techniques de modification comportementale sont utilisées pour remédier à des troubles spécifiques du comportement. Les phobies, par exemple, sont traitées par  désensibilisation », le client apprend à se détendre pendant qu’il s’approche graduellement l’objet redouté. Dans certaines formations de groupe, les patients apprennent à gérer les situations interpersonnelles conflictuelles par des jeux de rôle.

La Thérapie centré sur la personne (développée par Carl Rogers) perçoit les individus comme évoluant naturellement vers la croissance et la maturité psychologiques. Les pressions sociales peuvent faire obstacle à ce processus en imposant des valeurs et des croyances artificielles, et causer des distorsions de la conscience de l’expérience, menant à des troubles émotionnels. Le but de la thérapie est de restaurer l’auto-direction naturelle de la personne en l’aidant à devenir conscient de ses sensations et de ses émotions déformées ou niées. Le thérapeute essaie, autant que possible, de comprendre l’expérience subjective du patient et de communiquer en retour – et donc de clarifier- cette expérience, au moyen de techniques comme « l’écoute révélatrice/réfléchie/réfléchissante ». Le thérapeute agit plus comme un coach ou un consultant, comme un auditeur actif, empathique qui offre un atmosphère d’acceptation et aide la personne (plutôt « client » que « patient ») à retrouver la conscience, et donc à contrôler ses émotions et ses comportements. L’accent est mis sur l’expérience présente plutôt que sur les souvenirs antérieurs

La Thérapie cognitive (développée et appliquée par des personnes comme Albert Ellis) considère les problèmes émotionnels et comportementaux comme le résultat de croyances ou de perceptions irrationnelles. Des évaluations mentales (souvent appelées « constructions », « schémas » ou « plans ») déterminent si un événement est perçu comme effrayant ou apaisant, positif ou négatif, etc. Les problèmes sont créés par des distorsions (par exemple, percevoir tous les événements hostiles comme des échecs personnels) et des généralisations à propos du monde (par exemple, « Si je ne suis pas aimé, je ne vaux rien »). Les psychothérapies cognitives essaient de rendre le patient conscient de l’existence et de la nature de ces distorsions et d’y substituer des évaluations plus « rationnelles » et « réalistes ». Le rôle du thérapeute est d’éduquer et de persuader de manière logique.

La Thérapie familiale s’occupe des problèmes émotionnels et comportementaux d’une perspective systémique. Elle présuppose que les familles fonctionnent comme un système interactif, et que les problèmes d’un membre de la famille sont simplement le symptôme de problèmes au sein du système familial plus large. L’objectif du thérapeute familial est de traiter le système dans son ensemble plutôt qu’un individu unique qui est le patient identifié. Le but d’une thérapie familiale efficace est de s’assurer que chaque membre de la famille peut communiquer et atteindre des objectifs désirés dans le respect des autres membres de la famille, sans avoir compromis son intégrité personnelle ou rompu l’écologie du système familial. Les membres de la famille apprennent à interagir avec le « patient identifié » et avec les autres membres d’une manière plus acceptante, moins jugeante. Le plupart des approches modernes de la thérapie familiale ont été développées par des personnes comme Virginia Satir et Mara Selvini Palazzoli, se basant sur les travaux pionniers de Gregory Bateson.

La Gestalt thérapie(créée par Fritz et Laura Perls) part du principe que la séparation de « l’esprit » et du « corps » est artificielle et qu’au contraire l’organisme humain répond de manière holistique aux événements de la vie. L’approche met l’accent sur la conscience et la perception accrue du soi, de ses besoins et du monde. Ceci s’accomplit en se focalisant sur le « quoi » et le « comment » de l’expérience (par opposition au « pourquoi ») et la conscience du « ici et maintenant », pour aider les gens à découvrir leurs « polarités » et résoudre leurs conflits internes. Le Gestalt est surtout expérimentale, insistant sur les sentiments et l’influence des « affaires non réglées » du passé sur le développement de la personnalité. Selon la Gestalt thérapie, une personne peut devenir déséquilibrée lorsqu’elle évite de prendre conscience des événements désagréables, créant ainsi une « affaire non réglée ». Les réponses holistiques de la personne, ou « Gestalten », sont alors incomplètes et peuvent agir comme des interférences ou des « impasses » dans des situations ou des événements postérieurs. Une personne qui n’évite pas ses expériences, est « en conscience », vit dans le présent, et n’est pas influencée outre mesure par les événements du passé ou du futur.

L’hypnothérapie met l’accent sur l’utilisation d’états de conscience altérés naturellement induits (états de transe), combinés avec l’utilisation fine de suggestions, afin d’aider les personnes à opérer des changements thérapeutiques. Une application courante de l’hypnose, consiste par exemple à faciliter la remémoration et la résolution d’événements traumatiques « refoulés », en créant un état de dissociation dans lequel le patient peut percevoir l’événement sans avoir à revivre de manière consciente une quelconque douleur émotionnelle ou physique. Un des objectifs fondamentaux de l’hypnothérapie est d’impliquer la coopération de « l’inconscient » du patient dans son processus de guérison. Plutôt que d’envisager l’inconscient comme un dépôt d’expériences négatives ou comme un ennemi du conscient,  les approches hypnothérapeutiques (en particulier celles développées par Milton Erickson) perçoivent l’inconscient comme bienveillant et « omniscient ». C’est la perspective limitée du conscient qui provoque des distorsions et des conflits, pouvant mener à des troubles émotionnels et comportementaux. Des décisions et des changements faits par l’inconscient sont considérés comme plus écologiques et holistiques.

Le thérapie psychodynamique (basée sur les travaux de Sigmund Freud) perçoit les troubles comportementaux et émotionnels comme des symptômes de conflits internes, inobservables et inconscients entre les composantes de la personnalité. Ces conflits sont considérés comme le résultat principal de conflits familiaux non résolus, vécus dans la petite enfance, qui sont réactivés dans les situations problèmes à l’âge adulte. Les thérapies psychodynamiques ont pour but de réactiver et de résoudre les conflits du passé en les « transférant » dans les relations avec le thérapeute, et d’obtenir ainsi un « éclairage » sur ces événements par les interprétations du thérapeute. D’autres méthodes, telles que l’interprétation des rêves ou les associations de mots, sont utilisées pour contribuer à la découverte de matériaux inconscients.

Les principes, méthodes et distinctions de la PNL ont été appliqués avec des résultats positifs peut-être plus dans le domaine de la psychothérapie que dans n’importe quel autre domaine d’application. La PNL possède de nombreuses techniques et interventions utilisées pour produire des résultats psychothérapeutiques. En fait, les techniques originelles de la PNL (méta-modèle, recadrage, changement d’histoire de vie, dissociations V-K, ancrage, etc.) ont été développées en tant que techniques principalement psychothérapeutiques par Richard Bandler et John Grinder, comme résultat de la modélisation de psychothérapeutes exceptionnels – surtout Fritz Perls (Gestalt thérapie), Virginia Satir (thérapie familiale et de couple), et Milton H. Erickson, M.D. (hypnothérapie).

Outre les approches psychothérapeutiques pratiquées par ces derniers, les méthodes de résolution de problèmes de la PNL rassemblent et utilisent les principes et techniques de l’ensemble des différentes écoles de psychothérapie à divers degrés. En fait, comme un « méta-modèle » d’apprentissage et de changement, une part de l’objectif de la PNL a été de se focaliser sur la structure profonde partagée par toutes les psychothérapies. Comme Bandler et Grinder l’ont souligné dans The Structure of Magic Volume I (1975, pp 39-40) :

L’un des mystères dans le domaine de la thérapie est que, bien que les différentes écoles de thérapie recouvrent différentes formes, elles réussissent toutes à un certain degré. Le puzzle sera achevé lorsque les méthodes efficaces partagées par les différentes psychothérapies pourront être décrites en un ensemble unique de termes, rendant donc les similarités explicites et dès lors transmissibles par les thérapeutes de n’importe quelle école…

Le seul facteur présent dans toutes les formes de thérapie efficaces est que les gens en thérapie changent d’une quelconque manière… Lorsque les gens changent, leur expérience et leur modèle du monde sont différents. Peu importe les techniques, les différentes formes de thérapie permettent aux gens de modifier leur modèle du monde de faire partie de ce nouveau modèle.

Ce que nous offrons n’est pas une nouvelle école de thérapie, mais plutôt une ensemble spécifique d’outils et de techniques qui sont une représentation explicite de ce qui est déjà présent à un certain degré dans chaque forme de thérapie. Les aspects uniques du méta-modèle que nous présentons sont : premièrement il est basé sur l’intuition déjà disponible pour chaque locuteur natif; et deuxièmement, c’est un modèle explicite en cela qu’il est transmissible.

Albert Einstein a déclaré : « Vous ne pouvez résoudre un problème avec le même type de pensée qui a créé le problème ». L’une des raisons pour laquelle différentes écoles de thérapie sont efficaces pour différentes personnes est  qu’elles offrent chacune une certaine manière de penser à propos du problème. Selon les principes d’Einstein, pour autant que cette manière de pensée est différente du type de pensée qui crée le problème à résoudre, il existe une bonne chance de résolution. Selon la perspective systémique de la PNL, aucune forme de thérapie ne possède « toutes les réponses ». Différentes approches psychothérapeutiques sont plus efficaces pour gérer certains niveaux de changements, de problèmes, et de personnes.

Bien que la PNL s’intéresse initialement à modéliser l’excellence et la communication humaine, elle a développé de nombreuses applications thérapeutiques. En fait, les premières « techniques » PNL ont été modelées à partir de thérapeutes exceptionnels comme le fondateur de la Gestalt thérapie Fritz Perls, la thérapeute familiale Virginia Satir, et l’hypnothérapeute Milton H. Erickson, M.D.  La psychothérapie est l’une des applications les plus larges des principes et méthodes de la PNL. Des techniques thérapeutiques PNL ont été développées pour une large variété de problèmes et symptômes notamment la gestion des peurs, phobies et traumas, la gestion du poids et des troubles de l’alimentation, la gestion du stress, le contrôle de la douleur, la désensibilisation des réponses allergiques, etc.

Outre la recherche et la synthèse des facteurs communs à toutes les approches psychothérapeutiques, la PNL reconnaît la nécessité d’accorder le procédé particulier de thérapie aux besoins, croyances et valeurs uniques du client. C’est pourquoi les techniques thérapeutiques de la PNL sont si variées. Le co-fondateur de la PNL John Grinder a déclaré que toutes les techniques psychothérapeutiques sont en fait des « rituels » dont le but ultime est de mettre le thérapeute et le client dans un état de congruence par rapport à ce qu’ils font : de ce fait, ils facilitent le processus de guérison naturelle. Dès lors, le choix d’une technique appropriée tient autant dans le fait de trouver une « harmonie » avec les croyances du client, et dans la relation du client avec son thérapeute, que dans le « traitement » du symptôme.

Outre son intérêt initial pour la psychothérapie, la PNL a étendu ses applications à de nombreux autres domaines, préférant choisir une orientation solution, qu’une focalisation sur le problème. En plus du développement personnel, la PNL a créé des techniques favorisant la communication efficace, la créativité, les méthodes de management, l’accroissement des performances, la santé physique et le bien-être, les stratégies d’apprentissage, et bien d’autres encore.

La thérapie consiste, par essence, à aider une personne à guérir. Le terme vient du mot grec therapeuo qui signifie « s’occuper de quelqu’un ». La « thérapie » consiste fondamentalement à soutenir et encourager la capacité naturelle d’auto-guérison d’un individu ou d’un système, par opposition à l’exercice d’un pouvoir sur cet individu ou ce système afin de l’« arranger » ou de le « réparer ».

« L’épistémiologie thérapeutique » de la PNL systémique est basée sur la notion que tout comportement est le résultat d’interactions psycho-biologiques, « esprit » et « corps » faisant partie du même système. Les comportements des personnes sont guidés par les cartes du monde internes « Neuro-liguistiques » créée par leur système de représentation sensorielle (vue, ouïe, sensation, etc.). Ces cartes sont inévitablement incomplètes – contenant des omissions, des distorsions et des généralisations – et opèrent comme des filtres sur les perceptions du monde. Les applications thérapeutiques de la PNL sont basées sur la croyance que ce sont ces omissions, distorsions, et généralisations qui sont la source psychologique des problèmes et difficultés des individus. Les techniques thérapeutiques de la PNL sont conçues pour rendre les gens plus conscients des restrictions de leur propre carte mentales du monde, et pour offrir des outils qui leur permettront d’enrichir ces cartes afin d’avoir plus de choix dans la manière dont ils appréhendent les circonstances de leur vie.

Selon la PNL, certaines personnes auront tendance à valoriser et à se fier à certains sens plutôt qu’à d’autres, formant un système de représentation primaire au travers duquel ils filtrent et organisent leurs perceptions du monde. Le système de représentation primaire d’un individu influencera et limitera sa perception de l’environnement. Il définira quelles classes de distinctions la personne utilisera pour établir ses stratégies cognitives et ses comportements.

La PNL systémique fait également la distinction entre différents niveaux d’apprentissage et de changement : environnemental, comportemental, capacités mentales, croyances et valeurs, identité, et spiritualité. Ces différents niveaux de changement proviennent de différents niveaux de processus dans le système nerveux d’un individu et tendent à former une hiérarchie fonctionnelle, de telle manière qu’un changement à un niveau supérieur (p.e. une croyance) produira nécessairement un changement à des niveaux inférieurs (p.e. un comportement). Changer un processus à un niveau inférieur peut mais ne créera pas nécessairement un changement à des niveaux supérieurs. Différents types de problèmes résultent de différents niveaux de processus, et différents outils et types de soutien sont nécessaires pour provoquer un changement efficace et durable à différents niveaux. Aider une personne à changer une croyance, par exemple, equiert des procédés et des outils différents de ceux nécessaires pour perfectionner une capacité comportementale particulière.

Des troubles tels que les compulsions et les phobies sont des problèmes de niveau inférieur (comportements et capacités), et peuvent souvent être gérés avec des traitements très simples à court terme et des techniques orientées cognitivement. Les problèmes plus sévères comme une dépression chronique, une psychose, ou une névrose, requièrent des traitements de fond, impliquant habituellement des changements au niveau des croyances ou de l’identité, et même dans la perception qu’a une personne de son objectif spirituel ou de sa mission.

Parce que le corps et l’esprit s’influencent mutuellement, les affections physiques – comme les tumeurs, l’arthrite, la douleur, etc. – peuvent également être influencées et abordées (directement et indirectement) par les techniques PNL.

Les procédures thérapeutiques de la PNL ont une orientation solution plutôt qu’une orientation problème. Elles mettent l’accent sur l’établissement d’un objectif formulé positivement pour ensuite identifier et ancrer les ressources nécessaires à l’atteinte de l’état désiré, plutôt que de simplement « arranger » un problème ou un symptôme. Les techniques PNL accordent une grande valeur à l’alignement et à la congruence pour atteindre les buts et objectifs.

La santé mentale en PNL est considérée comme l’aptitude à avoir accès à toutes les capacités de représentation de telle manière que l’individu puisse répondre de manière appropriée et efficace à une variété de contextes et d’environnements. (Ceci n’implique pas, bien entendu, que tous les individus doivent répondre avec le même comportement dans le même contexte, différentes réponses seront adaptées à différents individus de différentes manières). Ceci requiert le développement de différentes parties de la personnalité d’un individu et implique un certain degré d’harmonie entre ces parties. Un conflit entre les réponses diminuera l’efficacité avec laquelle les objectifs comportementaux seront atteints. Selon le niveau ou la nature de l’interface « esprit-corps » auquel ces conflits ont lieu, les conséquences ne se limitent pas uniquement aux systèmes cognitifs de représentation. Ces conflits peuvent affecter toutes les régions du corps et provoquer des problèmes physiques dans n’importe laquelle des autres parties du système corps-esprit.

Un grand nombre des méthodes thérapeutiques de la PNL sont orientées vers l’identification et l’atteinte d’harmonie entre les différentes « parties » de la personne. Les parties se développent lorsqu’un schéma comportemental est renforcé et consolidé au point qu’il peut affecter l’état cérébral entier de l’individu, touchant plusieurs niveaux différents de processus. Les parties sont caractérisées par des personas particulières, définies par les propriétés de leur système de représentation (visuel, auditif, kinesthésique, etc .) de même que des schémas spécifiques de comportement, certaines valeurs et croyances clés.

En fonction des propriétés structurelles du cerveau (comme l’existence de deux hémisphères cérébraux), des « parties » en désaccord peuvent être expérimentées et exprimées simultanément, produisant conflit et incongruence. Selon la situation, les parties déclenchées simultanément peuvent (a) entrer en conflit, rivalisant pour le contrôle comportemental jusqu’à ce que l’une domine ; (b) s’intégrer, créant une troisième réponse comportementale qui est la combinaison des deux ; (c) ou coexister en contrôlant les domaines fonctionnels qui ne se chevauchent pas. Des techniques PNL comme le recadrage en six pas et l’intégration de conflit sont destinées à séparer et réintégrer harmonieusement les parties d’une personne qui sont la source d’un conflit interne et d’une incongruence.

Le fondement de ces techniques, et de toutes les méthodes thérapeutiques utilisées par la PNL systémique, est le principe de l’intention positive. Ce principe présuppose que le système biologique humain est essentiellement adaptatif. C’est-à-dire que les systèmes biologique et psychologique recherchent des états d’harmonie et d’homéostasie. Un comportement inadapté et de multiples réponses conflictuelles ne sont pas, alors, nécessairement, considérés comme le résultat de pathologies psychologiques. Une présupposition sous-jacente dans l’épistémologie thérapeutique de la PNL est que tout comportement est, ou a été, adaptatif (intention positive) pour l’individu, selon le contexte dans lequel il a été appris : et que tous les individus font les meilleurs choix disponibles dans leur carte du monde. Des comportements névrotiques, criminels et psychotiques sont tous considérés comme étant le meilleur choix de comportement disponible à l’individu les manifestant, suivant son modèle du monde à ce moment-là. Donc, ce n’est pas l’intention sous-jacente qui est le problème, mais plutôt la carte du monde que la personne utilise pour accomplir ses intentions, et le comportement résultant de cette carte.

Le critère-guide des applications thérapeutiques de la PNL systémique est l’écologie. L’écologie ne se rapporte pas seulement à l’harmonie des parties à l’intérieur d’une personne, mais également à l’interaction harmonieuse de cette personne avec les autres individus et l’environnement qui créent les systèmes plus larges dont cette personne est un élément. L’objectif de la PNL est de donner à l’individu confronté à des comportements et des symptômes problématiques plus de choix dans son répertoire de réponses et dans sa carte du monde, afin de satisfaire de manière plus écologique l’intention positive derrière le problème ou le symptôme. Une des manières d’accomplir cet objectif est d’aider le client à pouvoir faire le tri entre les différentes parties qui se télescopent,  développer l’accès à certaines parties pour en comprendre leur fonction et accéder à leurs ressources, la création et l’intégration des parties.

D’autres techniques impliquent la détection de schémas clés dans le comportement du client, afin de prévoir ses réponses comportementales à certaines classes de stimuli, et d’ensuite soit renforcer soit interrompre ces schémas de réponse. Cela implique que le thérapeute soit une sorte de « programmateur » ; un technicien du comportement constamment impliqué dans la restructuration et la remise en ordre des réponses comportementales suivant les changements de contexte.

Du point de vue de la PNL, un changement se produit suite à des modifications dans la carte du monde de l’individu, consistant en une réponse différente à son environnement. Parce que les programmes mentaux sont le résultat d’une activité interne « Neuro-Linguistique », l’expérience provoquant le changement peut être complètement subjective, métaphorique, ou symbolique, et ne doit pas se conformer aux règles de la réalité consensuelle « externe ». En outre, l’individu ne doit pas être conscient du stimulus qui crée le changement, ni du processus de changement. Ce qui est important est une modification dans la carte du monde interne de la personne. (La cause du changement ne doit pas toujours être consciente pour le thérapeute PNL non plus.)

L’un des outils les plus importants du praticien PNL est s’accorder-guider. Cela requiert une capacité à prendre différentes positions perceptuelles (soi, autre, observateur) et à conduire le client à élargir son point de vue et sa carte du monde. Le thérapeute doit être capable d’entrer dans le modèle du monde de son client (en se mettant en seconde position, en se mettant « dans les chaussures de l’autre ») et d’ensuite le guider vers de nouvelles perspectives et perceptions.

Un praticien PNL efficace se doit de posséder principalement assez d’expérience sensorielle pour avoir du feedback sur la manière dont il influence le contexte qui détermine les réponses du client (en respectant à la fois les perceptions externes du client et son état interne). Un bon praticien PNL doit alors avoir suffisamment de flexibilité comportementale pour changer en permanence son propre comportement jusqu’à ce que les réponses désirées soient obtenues du client. Du point de vue PNL, il n’existe en fin de compte pas de clients résistants, il existe uniquement des thérapeutes inflexibles.

L’un des capacités les plus importantes disponibles pour un praticien PNL est la capacité à être complètement conscient sensoriellement de tous les comportements décelables du client. Selon la PNL systémique, le système biologique humain est cybernétique. Par conséquent, il est accepté que tout événement dans une partie du système affectera inévitablement toutes les autres parties d’une quelconque manière, et que lorsque les lois de l’interaction entre les parties du système sont comprises, les effets des différentes parties du système sur les autres peuvent être structurées, prévues et modifiées. L’aptitude du praticien PNL à utiliser ses capacités sensorielles pour trouver les schémas ou les symétries entre le comportement visible d’un individu et ses processus internes est inestimable. D’une perspective cybernétique, tout comportement (depuis un changement de couleur de peau jusqu’aux prédicats verbaux) est d’une certaine manière une transformation des processus Neurologiques internes, et par conséquent contient de l’information à propos de ces processus. En d’autres termes, tout comportement est communication.

Le praticien PNL utilise ses capacités sensorielles et les principes, outils et techniques PNL, comme l’ancrage, le recadrage, le changement de positions perceptuelles, les lignes de temps, les signaux d’accès physiologiques et les sous-modalités, pour créer et intégrer des nouveaux choix de réponse comportementale pour le client.

Vous trouverez ci-dessous une liste de quelques techniques PNL de bases utilisées pour la thérapie :

Changement d’histoire personnelle – un processus qui permet de rechercher dans le passé la source des réponses limitées dans le présent, et d’ensuite revivre l’expérience du passé avec de nouvelles compréhensions et de nouvelles ressources qui mèneront vers des perceptions et des apprentissages actualisés.

Désactivation d’ancres – une technique par laquelle le souvenir d’une expérience problème et une ressource sont mis ensemble en déclenchant chaque état et « provoquant » ensuite les déclencheurs au même moment, avec comme résultat la résolution (ou « correction associative ») de l’expérience problème.

Intégration de conflit – une technique de recadrage dans laquelle deux « parties » ou croyances antagonistes à la base d’un conflit interne sont mises en contact afin de négocier une solution plus harmonieuse. Le conflit est résolu en créant du feedback et de la communication entre les parties, en identifiant le niveau supérieur des « intentions positives » ou de l’objectif de chaque partie conflictuelle, et en établissant de nouveaux choix grâce auxquels les parties peuvent œuvrer vers des objectifs communs.

Danse du SCORE – un procédé qui utilise la « sagesse du corps » pour trouver une solution organique, souvent inconsciente, à divers symptômes par l’utilisation du mouvement et l’exploration de la syntaxe somatique associée à l’état présent et à l’état désiré.

Applications des sous-modalités d’une ressource dans un autre contexte – une technique fondamentale (souvent utilisée pour gérer un état) par laquelle les caractéristiques cognitives (sous-modalités) d’une expérience pleine de ressources d’une personne sont transférées dans une situation considérée problématique.

Méta-miroir – l’une des premières techniques pour utiliser systématiquement les positions perceptuelles multiples afin d’envisager une situation problématique impliquant une autre personne. Les conflits avec les autres reflètent souvent ou « réfléchissent » les incongruences qui sont à l’intérieur de nous.

Technique des phobies – l’une des techniques les plus connues et reconnues, la technique des phobies implique la dissociation et les changements de sous-modalités pour modifier des réactions phobiques, parfois en moins de 10 minutes.

Libération des intrications émotionnelles – un processus émotionnel profond pour traiter la co-dépendance et l’addiction, qui implique la matérialisation physique de la connexion avec la personne ou la substance dans laquelle on est « intriqué » et l’exploration de l’intention positive de la partie qui a permis l’intrication. La connexion est ensuite transférée à une représentation d’un « soi en évolution », guidant vers un comportement plus approprié et plus écologique.

Reimprinting (réempreinte)– l’une des techniques de base de changement des croyances de la PNL. Le reimprinting utilise une ligne de temps pour rechercher des expériences passées (ou « empreintes ») qui ont formé des croyances limitantes dont l’effet se fait toujours sentir dans le présent.  Ces situations passées  impliquent fréquemment des personnes importantes qui ont servi de modèle inconscient pour nos rôles de vie. Les expériences qui sont à la base de la création de la croyance sont explorées depuis différentes perspectives et « réimprimées » en amenant des ressources aux différentes personnes importantes « internalisées » ainsi qu’au « soi » du client de l’époque. Ce processus permet de recoder les limites émotionnelles consécutives de ces expériences d’empreintes.

Recadrage en six pas – un processus simple mais très puissant pour résoudre certains symptômes, qui implique l’établissement d’une communication avec la « partie » interne responsable du comportement, l’identification de son intention positive, et la découverte d’autres choix pour satisfaire cette intention et qui n’auront pas de conséquences problématiques.

Swish – une technique efficace pour gérer les compulsions qui implique l’utilisation des sous-modalités pour diminuer l’attirance vers des substances ou des comportements problématiques tout en augmentant simultanément celle pour un état désiré plus écologique.

Squash visuel – un modèle pour travailler l’incongruence interne qui implique de trier et visualiser des parties conflictuelles (ou « polarités ») dans la main gauche et dans la main droite, et d’ensuite les « confronter » ou les intégrer en rejoignant les deux mains pour former une image nouvelle qui est la synthèse des deux polarités.

Dissociation V-K – une technique puissante de gestion des phobies, traumas et stress, dans laquelle une personne apprend à « quitter » son corps et se regarder à distance du point de vue d’un observateur.

Etc.

Mais plus que toutes les techniques, ce qui fera un bon thérapeute PNL sera fondamentalement la qualité de sa relation à lui-même, à ses ombres, ses propres limites, ses incomplétudes, tout autant qu’à ses succès et ses accomplissements.

Il est impératif qu’il ait expérimenté ses outils sur lui-même préalablement à toute démarche d’aide d’une autre personne. Un thérapeute ne peut guider un client que sur un chemin qu’il a déjà parcouru personnellement. C’est le fondement de l’humanité qui ne peut se retrancher derrière la technique, si puissante soit-elle.

Comme pour d’autres approches thérapeutiques, la bonne santé du thérapeute – et donc de ses clients – passe également par un processus de supervision afin de mettre en conscience la dynamique qui émerge entre l’inconscient du thérapeute et l’inconscient du client. Ce n’est pas parce qu’un thérapeute PNL ne fait pas du transfert son seul outil de travail que celui-ci disparaît du champ relationnel.